Depuis 1870, notre famille, de génération en génération, cultive les mêmes terres. Traditionnellement dans nos campagnes de l’Entre Deux Mers, chaque ferme était autonome. L’agriculture de polyvalence fournissait la nourriture des gens de la ferme et des animaux domestiques. Le surplus de la production de la ferme était, soit vendu, soit échangé contre d’autre denrée. On cultivait dans toutes les fermes le fourrage pour le bétail, les céréales pour la volaille et les cochons, mais aussi des fruits et légumes.

C’est après la seconde guerre mondiale, que la plus importante évolution de l’agriculture s’est faite avec l’apparition des premiers tracteurs. La mécanisation du monde agricole a remplacé les bœufs et les chevaux de trait par les tracteurs provenant des Etats-Unis. L’arrivée de la tractorisation a eu pour effet principal l’abandon presque total des prés en pâtures et de la culture des céréales qui ne servaient à l’époque essentiellement qu’à la nourriture des animaux de trait. Les tracteurs plus puissants que les bêtes ont permis l’exploitation des terres difficilement labourables avec la traction animale, notamment les argilo-calcaires plus favorable aux cépages rouges. L’Entre Deux Mers était traditionnellement une « terre de vins blancs secs » jusque dans les années 1970, la mécanisation avec la culture des sols argilo-calcaires a développé l’implantation des cépages rouges. 

L’essor du commerce des vins de Bordeaux dans les années 70-80 nous a fait abandonner les autres cultures pour nous concentrer sur le développement de notre vignoble. Seule une parcelle d’un hectare de fraise a été conservée jusqu’en 1981. Ces fraisiers plantés par Roger Fouilhac (le grand-père de Cyril) dans les années 1950, rares dans le secteur, permettaient d’avoir un revenu complémentaire non négligeable. Chaque génération a apporté son amélioration suivant son époque, en achetant des terres, en investissant dans la mécanisation pour remplacer les chevaux et les bœufs, en affrontant les multiples crises du monde agricole tout en développant ce patrimoine familial.

C’est la rencontre de deux hommes, Jean-Paul Fouilhac et Claude Bourguignon dans les années 1990 qui nous a fait prendre conscience de la fragilité de la richesse de notre terroir. Claude Bourguignon, cet ingénieur agronome est un des premiers à s’alarmer sur la dégradation rapides des sols, notamment la biomasse (avec la partie fertile du sol) mais également l’effondrement de la présence des micro-organismes. Il a mis en évidence que l’érosion et l’appauvrissement des sols seraient dus aux trop fréquents labours, à l’épandage d’engrais chimiques et à l’utilisation trop systématique des pesticides de synthèse. Jean-Paul Fouilhac met à cette époque en place une agriculture raisonnée et respectueuse de la vie du sol en limitant l’emploi de matière active de synthèse (pesticide) et en ne fertilisant uniquement qu’avec des engrais naturels soit d’origine animale (fumier) ou végétale (compost).

C’est par respect pour tout le dur travail de nos aïeuls et dans la continuité du travail de Jean-Paul Fouilhac que nous avons décidé en 2009 de nous reconvertir dans une agriculture biologique plus à l’écoute et beaucoup plus respectueuse de notre terroir, afin de transmettre aux générations à venir une terre qui a conservé la typicité de son terroir. De nos jours cela est devenu notre philosophie agricole. Ce choix est d’autant plus motivé par l’incertitude et le manque d’information sur la toxicité des matières synthétiques (pesticides)employées dans l’agriculture conventionnelle. Les matières minérales et naturelles qui nous servent à lutter contre les ravageurs de la vigne sont certes beaucoup plus saines, mais aussi moins efficaces que les pesticides pour lutter contre les maladies et les ravageurs de la vigne. Malgré des rendements plus faibles, un suivi de nos pieds de vignes plus méticuleux, un travail plus long nous sommes fiers aujourd’hui de vous présenter toute la gamme de nos vins biologiques et c’est dans chacune de nos bouteilles que vous retrouverez tous les soins particuliers que nous apportons à l’élaboration de nos vins.

L’âge moyen de nos vignes est d’une trentaine d’années, nous nous appliquons dans la conservation de nos plus vielles parcelles de vigne qui ont plus de 110 ans. Notre vignoble s’étend sur 72 hectares pour une densité moyenne de plantation de 4000 pieds par hectare. En association avec les qualités de notre terroir nous privilégions des porte-greffes moins productifs mais plus qualitatifs. Nous cultivons nos vignes de façon traditionnelle aux pratiques usuelles du vignoble Bordelais. Notre propriété est composée également de 10 hectares de forêt de chêne et de 3 hectares de prairies.

Pour nous accompagner dans la culture de nos vignes et l’élevage de nos vins nous nous sommes entourés d’une équipe de 5 personnes employées en CDI et de 5 saisonniers sur notre exploitation. Cette équipe est essentielle à la culture de notre vignoble par son expérience et son attention dans le travail vitivinicole. C’est la qualité de notre personnel qui contribue à la qualité de nos vins.

Nous élaborons nos vins en suivant la méthode de vinification traditionnelle bordelaise et l’élevage en barrique. Nous nous appuyons sur du matériel vinicole moderne pour extraire le meilleur du raisin, un pressoir pneumatique, la thermorégulation et la maîtrise des températures de vinification… Retrouvez plus de détails de vinification sur la page nos vins du site.

La première mise en bouteille à la propriété a eu lieu en 1969 ainsi que la vente aux particuliers. A l’époque nos vins se vendaient sous le nom de Clos de Pourquey puis ils ont évolué en Domaine de Pourquey pour se finaliser en 1983 en Château Pourquey Gazeau.
Actuellement, nous produisons entre 300 000 et 350 000 bouteilles de Bordeaux par millésime sur 6 appellations. Le Château Peyrouley  notre deuxième nom de château représente 65 % de la production de nos bouteilles, elles sont vendues à l’exportation (Québec, Belgique et Allemagne pour l’essentiel) et dans la grande distribution.

Le Château Pourquey-Gazeau est le résultat de la sélection de nos meilleurs crus. Nous produisons entre 70 000 et 80 000 bouteilles par récolte. Pour les vendre chaque année, nous parcourons les routes françaises afin de livrer et d’aller à la rencontre de nos clients dans  des salons auxquels nous participons chaque année. Nous avons également des dépôts répartis sur l’ensemble de la France dans lesquels nous organisons des dégustations privées. Ces dernières sont toujours un bon moment que nous passons ensembles dans la convivialité autour de la dégustion de nos différents vins accompagnés de plat de la gastronomie traditionnelle française. Suivez notre actualité sur notre page Facebook pour connaître les dates et les lieux des salons et de nos dégustations privées.